mardi 18 mai 2010

Tic Tac BOUM

Tu mènes ta vie au son de ton horloge biologique, mais tu devrais davantage suivre les battements de ton coeur.

Tu ne voudrais pas que ton enfant ressemble à un porte-poussière, hein ?

vendredi 19 mars 2010

Jocelyn Carignan

Pour Pâques, je rêve d'un petit poussin, répondant au doux nom de Jocelyn Carignan. Il serait tout jaune (évidemment) et un peu coquet. Il développerait une relation amoureuse avec René-Pierre Ferland, le caneton en plastique trônant près de la baignoire et auraient ensemble une portée de huit Mighty Ducks. Jocelyn Carignan connaitrait une fin tragique où, rendu à la période ingrate qu'est l'adolescence (très ravageuse chez les poussins), il sera rôti et puis dégusté par moi-même lors d'un repas festif.

Malheureusement, comme je n'ai pas les capacités requises pour accoucher d'un petit poussin (enfin, je crois), il me fallait une autre alternative : le chicknapper à la ferme de Pâques du centre d'achats. Ça n'allait pas être facile, il y avait beaucoup de monde. Il ne fallait surtout pas que j'attire l'attention. Incognito. Ne traverse pas la clôture de la ferme de Pâques qui veut. Jocelyn Carignan se camouflait bien à travers ses frères, dans une espèce de maison pour poussins. Je l'ai vite reconnu, avec ses longs cils et la façon bien distinctive qu'il avait de pencher sa tête sur le côté. J'y étais presque. J'allais m'emparer de lui quand j'ai senti qu'on m'agrippait férocement par le pantalon; l'agent de sécurité avait l'air plutôt mécontent. Encore plus lorsque j'ai tenté de lui expliquer l'histoire de Jocelyn Carignan. Son regard consterné me témoignait à quel point il me jugeait. Énormément. Il m'a fortement suggéré de ne plus m'approcher de la ferme de Pâques, parce que je faisais peur aux enfants avec l'idée qu'un poussin pouvait avoir un nom complet et une personnalité bien distincte. Un agent de sécurité beige, champion national du froncement de sourcils. Résultat : Jocelyn Carignan ne pourra pas faire la connaissance de René-Pierre Ferland. Leur histoire est un non-évènement, comme c'est souvent le cas dans le monde des volailles. Laissons-les exister. Et moi, je ne mangerai plus d'oeufs, pour éviter que Gaston Trudel soit lui aussi, un non-évènement.

lundi 8 février 2010

Pistolets épistolaires


J'aurais aimé vivre au temps où l'on dégainait des missives enflammées à de lointains correspondants. Au temps où on s'asseyait bien tranquille, sur le coin d'un pupitre, et qu'on s'appliquait à écrire à quiconque des heures durant. La correspondance épistolaire s'est perdue au fil du temps et j'en suis bien navrée. Plus personne ne prend le temps de s'écrire ce qu'il ressent vraiment, avec tout le recul qu'une lettre bien rédigée peu apporter. Jouer avec les mots et langue française pour faire de notre lettre une chanson en papier. Quelques lignes dans un courriel brisent toute la magie d'un seul clic de souris. C'est facile. Plus personne ne liche d'enveloppe, plus personne ne se déliche d'une lettre si attendue. La messagerie instantanée, notre attention divisée entre six destinataires. La vie de 377 personnes étalée sur un réseau social. Plus rien d'inattendu, à l'ère de l'express-communication. Et pourtant, j'ai jamais vu les gens être aussi peu écoutés.

Le gentil facteur qui ne voit que la moue des gens qui ouvrent leur boîte aux lettres, déçus de n'y découvrir que de trop lourdes factures. Aucune lettre avec le sceau d'une royauté oubliée ou inexistante. Aucune lettre d'un lointain cousin, d'un amoureux timide, d'une princesse inconnue.

En même temps, quiconque découvrirait une lettre écrite à la main dans sa boîte aux lettres, trouverait ça affreusement dépassé et serait sceptique quant à la santé mentale du correspondant. Ou quant à sa qualité de voyageur temporel. Une lettre de Doc Brown entrainerait une symphonie de froncement de sourcils.

J'aimerais bien que Doc Brown m'écrive du fin fond du Far West, moi.

dimanche 27 décembre 2009


La nuit, Sigur Rós et la pluie qui claque sur la porte.

Le chat qui dort beaucoup trop bien. Je l'emmerde.

dimanche 13 décembre 2009

Amour Adolescent

Didier Barbelivien,
As-tu toujours 16 ans ?

Quand j'étais petite et que ma mère faisait jouer tes chansons,
je te voyais comme un immortel, Didier Barbelivien.
Tu disais à toutes les femmes que tu as aimé avant que tu étais resté adolescent.

Je te voyais comme un surhomme, capable de contourner les lois du vieillissement.
Je te voyais avec une âme de vieil homme dans un corps dégourdi vêtu d'un coat de cuir.
Je me disais que lorsque je serais à mon tour adolescente, on pourrait enfin s'aimer.

Je t'espérais, Didier Barbelivien.

Quand j'ai appris de la bouche de ma mère, que tu avais vieilli comme tout le monde et que tout ce qui te restais d'un adolescent était ton immaturité affective et tes comportements frivoles, tu m'as déçu.

Didier Barbelivien, tu as été mon premier chagrin d'amour.
Didier Barbelivien, tu habites chacun des hommes que je choisis, telle une malédiction sentimentale.

Je ne t'aime plus, Didier Barbelivien. C'est fini.
Reste seul avec ta moustache de duvet.

mercredi 25 novembre 2009

Phobie à Canardville ou Méfiez-vous de Picsou


Derrière les buissons, sur le chemin vous conduisant à la maison, vous ne vous en doutez pas, mais il y a peut-être un canard qui vous regarde ! Un de ces petits canards sournois qui vous épie ! C'est qu'ils sont nombreux, ces petits canards qui adorent observer le genre humain déambuler dans les rues, surtout en ville ! Certains d'entre nous peuvent banaliser la situation, mais je vous assure que nous devons rester méfiants. On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête de ces petites bêtes-là. Veulent-ils notre porte-feuille pour se payer un bel étang à eux seuls ? Ou pour se payer des quenouilles, qu'ils vont égrainer pour ensuite les fumer ? Veulent-ils nous manger après nous avoir fait rôtir sur la broche, à titre de vengeance collective ?

Les experts appelent la peur qu'un canard vous regarde de l'anatidaephobie. Moi, j'appelle juste ça être vigilant. Y'a que Donald Duck qui est gentil. Et peut-être aussi le Conte Mordicus, parce qu'il préfère le ketchup au sang. Et puis, on ne sait jamais. Ce qui ressemble à un canard n'en est peut-être pas un. C'est peut-être pire. Un ninja déguisé en canard, ça se peut.

samedi 14 novembre 2009

Promesse de procrastinatrice

Je m'étais promis d'écrire quelque chose sur mon blogue aujourd'hui.

C'est désormais chose faite.