dimanche 26 juillet 2009

Récupération, la fin


Il est revenu.

Trois semaines plus tard, le voilà qui gît en bas des escaliers.

Le voleur, pris de remords, est venu le redéposer à l'endroit exact où le crime a été commis ? Ça a déjà été dit, les voleurs reviennent toujours sur les lieux ! Dommage, je n'étais pas là pour le cueillir et le composter !

J'ai maintenant deux bacs à recyclage ! Je ne sais que faire du "6885 Paul-Pau" ! Peut-être ai-je pris le bac d'une innocente vieille dame, trop hypothéquée pour le récupérer à temps sur le trottoir...

Zut.

Je suis... une voleuse ?

samedi 4 juillet 2009

Récupération, la suite


J'aurais dû me méfier. Mais bon, naïvement, hier matin, j'ai déposé mon bac de recyclage sur le trottoir et je suis partie au travail. J'étais loin de me douter que je venais de commettre une grave erreur. Et oui, à mon retour du travail, le bac n'y était plus. Était-ce encore un coup de ces ninjas nains ? Ils étaient finalement partis, amenant avec eux leur petit cheval de Troie ? J'ai exploré les bacs avoisinants, jonchés sur le sol, sans découvrir celui qui fut jadis le mien. J'ai jeté des regards de mépris à tous mes nouveaux voisins, mes suspects #1 dans toute cette affaire. Aucun n'a craqué.

Aujourd'hui, je me dirigeais vers Éco-Quartier pour me procurer un nouveau trésor vert quand une idée de génie germa dans mon esprit. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent dit-on (ou dicton), n'est-ce pas ? La loi du Talion frappa; je m'emparai du dernier bac traînant sur le trottoir. Bac pour Bac !

J'ai maintenant un bac arborant l'inscription "6885 Paul-Pau", une rue qui n'est même pas dans mon quartier. Vendredi matin, je me cacherai en contorsionniste amateure sous ce nouveau bac et j'attenderai que le kidnappeur de bacs en série frappe de nouveau. Et je guetterai mon vrai bac, celui avec l'adresse qui correspond au prix de la livraison d'une petite pizza Québécoise de chez PizzaHut (je la commande juste pour faire sourire le livreur, chacun ses petits bonheurs). Si je l'attrape, je sévirai. Ce ne sera pas beau à voir. Des coups du "6885 Paul-Pau" partout. SPLANG ! FLOUK ! (Onomatopées fournies par Batman.)

L'an prochain, j'attendrai trois semaines après le premier juillet avant de mettre mon bac de recyclage au chemin. Et je le piégerai avec un système avant-guardiste de pétards à mèche. Je recyclerai le vilain par la suite, bien entendu. Peut-être que le composter serait plus approprié.

Récupération, la suite


J'aurais dû me méfier. Mais bon, naïvement, hier matin, j'ai déposé mon bac de recyclage sur le trottoir et je suis partie au travail. J'étais loin de me douter que je venais de commettre une grave erreur. Et oui, à mon retour du travail, le bac n'y était plus. Était-ce encore un coup de ces ninjas nains ? Ils étaient finalement partis, amenant avec eux leur petit cheval de Troie ? J'ai exploré les bacs avoisinants, jonchés sur le sol, sans découvrir celui qui fut jadis le mien. J'ai jeté des regards de mépris à tous mes nouveaux voisins, mes suspects #1 dans toute cette affaire. Aucun n'a craqué.

Aujourd'hui, je me dirigeais vers Éco-Quartier pour me procurer un nouveau trésort vert quand une idée de génie germa dans mon esprit. Oeil pour Oeil, Dent pour Dent dit-on (ou dicton), n'est-ce pas ? La loi du Talion frappa; je m'emparai du dernier bac traînant sur le trottoir. Bac pour Bac !

J'ai maintenant un bac arborant l'inscription "6885 Paul-Pau", une rue qui n'est même pas dans mon quartier. Vendredi matin, je me cacherai en contorsionniste amateure sous ce nouveau bac et j'attenderai que le kidnappeur de bacs en série frappe de nouveau. Et je guetterai mon vrai bac, celui avec l'adresse qui correspond au prix de la livraison d'une petite pizza Québécoise de chez PizzaHut (je la commande juste pour faire sourire le livreur, chacun ses petits bonheurs). Si je l'attrape, je sévirai. Ce ne sera pas beau à voir. Des coups du "6885 Paul-Pau" partout. SPLANG ! FLOUK ! (Onomatopées fournies par Batman.)

L'an prochain, j'attendrai trois semaines après le premier juillet avant de mettre mon bac de recyclage au chemin. Et je le piégerai avec un système avant-guardiste de pétards à mèche. Je recyclerai le vilain par la suite, bien entendu. Peut-être que le composter serait plus approprié, cependant.

mercredi 24 juin 2009

Prose pour un jambon suintant

Jambon suintant, jambon suintant
Pourquoi sues-tu autant ?
Tu avais pourtant une place de choix dans le frigidaire
Entre la dinde fumée et autres produits alimentaires

Lorsque je t'ai sorti de ton emballage
J'ai remarqué cet amas visqueux sur ton pelage
J'en ai touché un bout
Pour aussitôt m'emplir de dégoût

Te mettre sous l'eau
Ou te donner au cabot ?
Je t'ai plutôt essuyé
Pour ensuite te manger

Jambon suitant, jambon suitant
Pourquoi sues-tu autant ?
M.Métro, tout ceci est de votre faute
À cause de vous, mon coeur sursaute.

lundi 15 juin 2009

Sang Titre


Mes yeux se retiennent à deux mains de vomir des larmes sans fin devant toute l'adversité du monde.
Des larmes de bile jusqu'à m'en exploser le cristallin.


Aujourd'hui, j'ai vu la Souffrance. Je l'ai sentie au plus profond de mes entrailles.

Aujourd'hui, j'ai vu et demain, tout ne sera plus pareil. Désormais.


Je vais vraiment vomir.

samedi 16 mai 2009

Hommes-grenouilles

Il n'y a plus assez d'hommes-grenouilles en ce bas monde. Ceux qui sautent dans notre coeur d'un seul bond. Ils s'appellent Simon ou Gédéon, mais se présentent sous bien d'autres noms. Ils sont un peu verts, très taquins, sans ne jamais être méchants. Ce sont des hommes intelligents, à l'esprit divergent. Nonchalants, ils se déplacent pourtant efficacement, mais pas gracieusement. Ce sont des trésors bien enfouis sous la mer. Et moi, il y a longtemps que je ne me baigne plus. Que je n'entends plus le bruit de leurs palmes.

Mais parfois, les hommes-grenouilles reviennent patauger dans mes larmes. J'essaie de les retenir, mais ils s'écrasent au bas de la cascade, jusqu'au prochain torrent.

Il faudrait que j'apprenne à nager. Autrement qu'en p'tit chien. Que je me trempe. Et m'éclabousse. Tant pis si je me fracasse le coeur sur des rochers.

Je veux retrouver un homme-grenouille.

mardi 12 mai 2009

Baisser la garde

Parfois, j'aurais envie d'enlever mon bouclier antimissile et de laisser une torpille me transpercer le coeur.

Je me ravise souvent. Tout le temps, en fait.