samedi 16 août 2008

Non-qualifiée


Si je ne me retenais pas, j'enfoncerais mes crocs dans sa succulente jugulaire juteuse et j'extirperais tout son sang jusqu'à la dernière goutte.

Malheureusement, je ne suis pas un vampire. Dommage.

mercredi 13 août 2008

Nainpertinent

Étant moi-même une personne d'une taille assez réduite, j'ai presqu'un grand respect pour les nains, ou plutôt les personnes de petite taille, pour ne pas les froisser. On pourrait croire que cette sympathique espèce de quasi-humains se reproduit de nains en nains au fil des générations. Or, apparemment que les nains n'engendrent pas des nains. Fait étonnant, n'est-ce pas ? Les nains ont plus souvent qu'autrement des enfants de taille dite normale, même si le nanisme est une condition héréditaire. Ce qui explique sans doute pourquoi on ne voit jamais une famille de nains au Coin des Petits dans les centres d'achats. Ça doit être un peu perturbant pour un enfant de voir qu'à huit ans, il dépasse déjà sa mère ou son père de plusieurs pommes. Leur période de gestation semble correspondre à la nôtre, ce qui me fait croire qu'ils sont peut-être des mammifères.

Il existe cependant une différence entre les nains et les lilliputiens. En parlant de lilliputiens, je ne fais pas référence au petit peuple imaginaire des aventures de Gulliver, loin de là. Ils existent, Ô que oui, bien qu'ils sont maintenant éparpillés en petit nombre aux quatre coins de la planète (en supposant bien sûr que la planète soit un quadrilatère.) Les lilliputiens, également connus sous le nom de nains hypophysaires, sont différents des nains proprement dits par leur corps plus proportionnel. Vous ne trouverez pas de personnes avec une disproportion des membres commune au nanisme, nullement question de petits bras de nain tout enflés ou d'un pas de course défaillant (Exemple : Luc Senay.) Le liliputien moyen vous apparaîtra simplement comme un humain de taille normale qui a rétréci au lavage.

Ouvrez l'oeil la prochaine fois que vous croisez une personne de petite taille. Ce n'est peut-être pas un nain. C'est peut-être un liliputien. C'est peut-être moi.

mercredi 23 juillet 2008

Choix déchirant

Aimeriez-vous mieux vous faire frapper à coups de poing ou vous faire cracher dessus ?

Dans mon travail, comme il y a des possibilités que les deux situations se présentent à moi (rappelons-nous que je travaille pour des douches de crachats dans les salons sado-masochistes), je me suis posée la question. J'ai vraiment horreur des fluides. Pipi, Caca, Poil, pas capable. Bon, les poils ne sont pas encore considérés comme des fluides, mais ça viendra.

Donc, je préfère dix fois plus me faire cogner à coups de poing que de me faire cracher dans les yeux. Vous savez maintenant comment m'atteindre et me mettre hors de moi.

Et vous, quel est votre choix ?

mercredi 16 juillet 2008

Histoire de Moi, Histoire de Mois



Les mois s'enchaînent comme un engrenage irréversible. Il y a pratiquement neuf mois, je tombais enceinte de mon célibat. La période de gestation s'est déroulée comme je l'espérais. Du temps pour moi, pour découvrir qui je suis et ce je que désire réellement. Neuf mois pour moi, pour découvrir les confins de mon propre être à bord du vaisseau que j'aurais pu construire (fort malheureusement, je suis aussi habile de mes mains que le plus commun des volatiles.) J'apprécie toujours ma compagnie dans les moments de solitude.

Après réflexion, j'imagine que la période de gestation d'un célibat est très relative, puisque je ne sens pas que je vais mettre bas bientôt. Faute, entre autres, de candidats potentiels pour qui j'hypothèquerais mon bien-être individuel. Par peur de me perdre, par peur de perdre. N'empêche que parfois, je ne dirais pas non à des moments intimes et complices avec quelqu'un d'autre que moi, sans pour autant tomber dans les rapports vides de sens qui ne font plus sourire au lever du soleil. Je veux un éternel moment présent de complicité.

J'ai peut-être juste besoin d'un peu d'affection au fond. C'est fou comme je peux me sentir au-dessus de ça parfois. La base finit toujours par rattraper le haut de la pyramide. Non, vraiment pas, mais n'empêche que le haut de la pyramide sans la base, ça n'existe pas. Point. Fin d'une argumentation douteuse.

Je vais au lit avec mon requin gonflable (longue histoire vraie), tout en vous laissant sur un texte de Bernard Werber (synonyme de Dieu, pour les intimes) en lien avec la réflexion que je viens de partager. Plutôt le début d'une réflexion, je partage toujours la pointe de l'iceberg sur mon blog, par peur de vous faire faire une indigestion de glace si je dévoilais tout. Ça mène déjà nulle part ce texte, imaginez si je vous faisais part de toutes les pensées qui virevoltent ma tête. Cacophonie. C'est décidé, je retourne à mes impertinences lors de mon prochain billet. Terrain connu.

M'enfin, voici le texte de ce cher Berny, je m'éclipse avec Jazzper (le requin édenté.)


COUPLE


Les gens veulent se mettre très vite en couple alors qu'ils ne savent pas qui ils sont. C'est bien souvent la peur de la solitude qui les y pousse.

Les jeunes qui se marient à vingt-cinq ans sont comme les chantiers de premiers étages de gratte-ciel; ils décident de bâtir leurs étages ensemble en estimant qu'ils seront toujours au même diapason et que, lorsque les étages seront élevés, des ponts seront bien établis entre eux.

En fait, ils se livrent à un investissement sur l'inconnu. Leurs chances de réussite sont rarissimes. C'est pourquoi on assiste à autant de divorces. À chaque croissance, à chaque évolution de conscience, l'être estime avoir besoin d'un partenaire différent. Pour construire un couple, il faut être quatre, chacun ayant trouvé son alter ego en lui-même. L'homme ayant déjà accepté sa part de féminité, la femme ayant déjà accepté sa part de masculinité. Les deux êtres étant complets cessent de rechercher ce qui leur manque chez l'autre. Ils peuvent s'associer librement sans fantasmer sur une femme idéale ou un homme idéal puisque ils l'ont déjà trouvé en eux.
- Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu

samedi 5 juillet 2008

Le Pouvoir du Crayon

Hier, alors que je me promenais allègrement dans le Vieux-Montréal pour le travail (oui, travail pénible, je sais), j'ai vu une caricature de Michael Jackson. J'aurais jamais cru qu'une caricature pouvait améliorer le visage de quelqu'un, ce qui est plutôt le contraire du but visé. Michael était presque charmant.

Je me demande si le p'tit Jérémy a déjà songé à se faire caricaturer...

vendredi 27 juin 2008

Continuum Effort-Temps

Lorsqu'on veut avancer l'alarme de notre cadran de 10 minutes, il coûte moins d'effort d'ajouter 10 minutes à l'heure actuelle. 40 coups de moins sur le piton, non négligeable. Le seul problème, c'est qu'à force de trop répéter l'opération, on se perd dans le Temps. Il est 23h07 au lieu de 00h14 comme indiqué. Je me demande combien de temps ça va prendre pour faire le tour complet de l'horloge... Ou combien de temps ça va prendre pour que je me tanne et remette les pendules à l'heure.

Il y a quelqu'un de trop dans cette ville...

Alors que je me baladais tranquillement sur le trottoir, j'aperçus un pissenlit dans sa phase âgée qui déambulait passivement devant moi. Impossible de m'empêcher de faire le parallèle avec les vieux Westerns et la célèbre boule de foin clichée à souhait. Un signe de la Providence sans doute. Je me préparais à sortir deux pistolets Dollorama de mes poches et à compter les douze pas réglementaires avant d'affronter mon adversaire inconnu. Alors que je m'apprêtais à appuyer sur la détente beaucoup plus vite que plus vite que mon ombre, je fus bien déçue de constater qu'il n'y avait personne. J'ai rangé mes pistolets vert fluo et j'ai continué paisiblement mon chemin. Les gens ne sont pas assez braves pour me provoquer en duel.
Janny's got a gun, Aerosmith l'ont dit.
Gare à vous.