mercredi 23 juillet 2008

Choix déchirant

Aimeriez-vous mieux vous faire frapper à coups de poing ou vous faire cracher dessus ?

Dans mon travail, comme il y a des possibilités que les deux situations se présentent à moi (rappelons-nous que je travaille pour des douches de crachats dans les salons sado-masochistes), je me suis posée la question. J'ai vraiment horreur des fluides. Pipi, Caca, Poil, pas capable. Bon, les poils ne sont pas encore considérés comme des fluides, mais ça viendra.

Donc, je préfère dix fois plus me faire cogner à coups de poing que de me faire cracher dans les yeux. Vous savez maintenant comment m'atteindre et me mettre hors de moi.

Et vous, quel est votre choix ?

mercredi 16 juillet 2008

Histoire de Moi, Histoire de Mois



Les mois s'enchaînent comme un engrenage irréversible. Il y a pratiquement neuf mois, je tombais enceinte de mon célibat. La période de gestation s'est déroulée comme je l'espérais. Du temps pour moi, pour découvrir qui je suis et ce je que désire réellement. Neuf mois pour moi, pour découvrir les confins de mon propre être à bord du vaisseau que j'aurais pu construire (fort malheureusement, je suis aussi habile de mes mains que le plus commun des volatiles.) J'apprécie toujours ma compagnie dans les moments de solitude.

Après réflexion, j'imagine que la période de gestation d'un célibat est très relative, puisque je ne sens pas que je vais mettre bas bientôt. Faute, entre autres, de candidats potentiels pour qui j'hypothèquerais mon bien-être individuel. Par peur de me perdre, par peur de perdre. N'empêche que parfois, je ne dirais pas non à des moments intimes et complices avec quelqu'un d'autre que moi, sans pour autant tomber dans les rapports vides de sens qui ne font plus sourire au lever du soleil. Je veux un éternel moment présent de complicité.

J'ai peut-être juste besoin d'un peu d'affection au fond. C'est fou comme je peux me sentir au-dessus de ça parfois. La base finit toujours par rattraper le haut de la pyramide. Non, vraiment pas, mais n'empêche que le haut de la pyramide sans la base, ça n'existe pas. Point. Fin d'une argumentation douteuse.

Je vais au lit avec mon requin gonflable (longue histoire vraie), tout en vous laissant sur un texte de Bernard Werber (synonyme de Dieu, pour les intimes) en lien avec la réflexion que je viens de partager. Plutôt le début d'une réflexion, je partage toujours la pointe de l'iceberg sur mon blog, par peur de vous faire faire une indigestion de glace si je dévoilais tout. Ça mène déjà nulle part ce texte, imaginez si je vous faisais part de toutes les pensées qui virevoltent ma tête. Cacophonie. C'est décidé, je retourne à mes impertinences lors de mon prochain billet. Terrain connu.

M'enfin, voici le texte de ce cher Berny, je m'éclipse avec Jazzper (le requin édenté.)


COUPLE


Les gens veulent se mettre très vite en couple alors qu'ils ne savent pas qui ils sont. C'est bien souvent la peur de la solitude qui les y pousse.

Les jeunes qui se marient à vingt-cinq ans sont comme les chantiers de premiers étages de gratte-ciel; ils décident de bâtir leurs étages ensemble en estimant qu'ils seront toujours au même diapason et que, lorsque les étages seront élevés, des ponts seront bien établis entre eux.

En fait, ils se livrent à un investissement sur l'inconnu. Leurs chances de réussite sont rarissimes. C'est pourquoi on assiste à autant de divorces. À chaque croissance, à chaque évolution de conscience, l'être estime avoir besoin d'un partenaire différent. Pour construire un couple, il faut être quatre, chacun ayant trouvé son alter ego en lui-même. L'homme ayant déjà accepté sa part de féminité, la femme ayant déjà accepté sa part de masculinité. Les deux êtres étant complets cessent de rechercher ce qui leur manque chez l'autre. Ils peuvent s'associer librement sans fantasmer sur une femme idéale ou un homme idéal puisque ils l'ont déjà trouvé en eux.
- Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif et absolu

samedi 5 juillet 2008

Le Pouvoir du Crayon

Hier, alors que je me promenais allègrement dans le Vieux-Montréal pour le travail (oui, travail pénible, je sais), j'ai vu une caricature de Michael Jackson. J'aurais jamais cru qu'une caricature pouvait améliorer le visage de quelqu'un, ce qui est plutôt le contraire du but visé. Michael était presque charmant.

Je me demande si le p'tit Jérémy a déjà songé à se faire caricaturer...

vendredi 27 juin 2008

Continuum Effort-Temps

Lorsqu'on veut avancer l'alarme de notre cadran de 10 minutes, il coûte moins d'effort d'ajouter 10 minutes à l'heure actuelle. 40 coups de moins sur le piton, non négligeable. Le seul problème, c'est qu'à force de trop répéter l'opération, on se perd dans le Temps. Il est 23h07 au lieu de 00h14 comme indiqué. Je me demande combien de temps ça va prendre pour faire le tour complet de l'horloge... Ou combien de temps ça va prendre pour que je me tanne et remette les pendules à l'heure.

Il y a quelqu'un de trop dans cette ville...

Alors que je me baladais tranquillement sur le trottoir, j'aperçus un pissenlit dans sa phase âgée qui déambulait passivement devant moi. Impossible de m'empêcher de faire le parallèle avec les vieux Westerns et la célèbre boule de foin clichée à souhait. Un signe de la Providence sans doute. Je me préparais à sortir deux pistolets Dollorama de mes poches et à compter les douze pas réglementaires avant d'affronter mon adversaire inconnu. Alors que je m'apprêtais à appuyer sur la détente beaucoup plus vite que plus vite que mon ombre, je fus bien déçue de constater qu'il n'y avait personne. J'ai rangé mes pistolets vert fluo et j'ai continué paisiblement mon chemin. Les gens ne sont pas assez braves pour me provoquer en duel.
Janny's got a gun, Aerosmith l'ont dit.
Gare à vous.

mercredi 25 juin 2008

Mourir Vide

Bon, je vous vois d'ici vous dire "Ah la la, elle va nous faire un autre texte à saveur philosophique sur l'importance de remplir sa vie pour ne pas finir aigre et amer." Erreur. Ici, maintenant, j'ai le goût de vous entretenir de mourir vide au sens propre du terme. Dimanche dernier, alors que moi et ma Future Coloc étions sur le Mont-Royal, à profiter des bruits harmonieux des Tams-Tams, en faisant descendre plusieurs Coronas tout le long de notre oesophage, vint le moment où nous devions vider le réservoir pour faire place à du houblon ultérieur. Nous nous rendîmes donc à l'endroit prévu à cet effet, situé de l'autre côté du boulevard. Après un doux soulagement dans des toilettes d'une propreté plus qu'impeccable (c'était juste un peu plein d'eau partout (j'espère que c'était de l'eau) et plein de papiers par terre, mais plus dans le distributeur...), j'en suis venue à exprimer la réflexion suivante : Il faut se soulager à chaque instant, afin de mourir vide. Ne jamais contenir une envie trop longtemps, de peur d'avoir un accident et d'assister à un relâchement de notre système. Ma Future Coloc, connue pour ses talents exceptionnels à presque se faire frapper par une voiture plus de dix fois par jour, prit sans tout conscience à ce moment-là de toute l'importance du geste. Le comble de l'humiliation si au moment du drame et devant la tristesse de tous et chacun, nous décorions le bitume de tout notre intérieur. L'odeur émanante aurait tôt fait de rendre plusieurs témoins perplexes devant l'émotion à ressentir. Ou à sentir.
Mourir vide pour mourir avec honneur.
Je ne suis pas une pisse-minute, je veux juste mourir dans la dignité.

lundi 23 juin 2008

Logistique Patriotique


Je ne veux pas vraiment faire ma fille critique lors de notre fête nationale et l'assombrir d'un gros nuage noir, mais je crois qu'il y a eu un flagrant manque de logistique lors des deux référendums sur la souveraineté du Québec. Je m'excuse Ti-Poil, l'idée était bonne, mais le moment fort mal choisi. 20 Mai 1980, c'était pas une bonne date. Si j'avais été maître des opérations (chose assez improbable compte tenu de mon inexistence à ce moment-là. J'étais même pas une idée qui germait doucement dans la tête de mes parents, alors qu'ils s'adonnaient joyeusement au touche-pipi), j'aurais déplacé la date d'un mois. 20 Juin 1980. Juste avant la St-Jean-Baptiste, alors que notre fibre patriotique est à son apogée. Un mois avant, on y pense même pas. Quelques jours avant la St-Jean, on chamboulerait le monde pour des drapeaux du Québec partout. On aurait également pu tenir le référendum le 24 juin même, en guise de symbolique, mais peu d'entre nous se seraient présentés aux urnes, bien trop occupés à se remettre de la veille. Pas gagnant comme scénario. Le 23 juin aurait également pu être envisagé comme date de référendum. Québécois jusqu'au bout des ongles, on aurait pu aller voter toute la journée, célébrant la victoire du Oui sur les plaines d'Abraham en soirée. On aurait eu une bonne raison de fêter. On aurait pu voir la face de Plume Latraverse sur nos cents ! Dans la vie, bon nombre de choses reposent sur une question de timing. Je suis convaincue que l'Histoire aurait pu être différente si on avait voté entre le 20 et le 23 juin pour la souveraineté. Je suis également convaincue que je dis n'importe quoi.

Le temps que l'on prend pour se dire: je t'aime,
C'est le seul qui reste au bout de nos jours
Gens du pays, c'est votre tour de vous laisser parler d'amour